Fabrice Larochette, fenêtre sur Pouilly


Fabrice Larochette vous attend depuis la fenêtre de son caveau, bouteille en main !

Il fait partie de ces vignerons discrets, trop peut-être, qui laissent parler leurs vins pour eux. Rencontre avec Fabrice Larochette dans son antre de Chaintré.

Né en 1966, Fabrice Larochette est fils de vignerons coopérateurs installés à Chaîntré (71). Il se forme à la maison familiale et rurale de Charentay (69) en 1983/84 dans le cadre d’une alternance chez ses parents. Un stage dans les Pyrénnées-Orientales à Fitou au domaine Abelanet et le voilà revenu sur le domaine familial. Il reprend trois hectares familiaux à la cave coopérative locale en 1988. En 1995, il commence la vinification et la vente en bouteille. Forcément de zéro. Puis retire la totalité des parcelles en 2003 à la retraite de son père. Lors de cette année caniculaire, il agrandit ses bâtiments. « On n’avait pas fini les travaux, on a vendangé en même temps ! » explique t-il en montrant sa cuverie.

Dans son hangar agricole stationnent deux enjambeurs bleu « Schtroumpf »® comme sortis d’usine.  Une Harley-Davidson dort sous un voile. « Ma femme me dit de la sortir mais j’ai pas le temps ! » explique ce fou de mécanique. D’ailleurs le Vespa de son épouse est aussi propre que sa moto…
Avec ses outils bien rangés, le bâtiment à plus des allures d’un garage automobile que d’un hangar agricole. Fabrice reconnait adorer réparer par lui-même les machines. Mécanique, il l’est aussi dans sa vendange depuis 1988. Ses 11 hectares sont labellisés Haute Valeur Environnementale avec les deux hectares de Saint Amour venus en 2016 de sa femme Christine. Pour s’occuper de tout cela il n’a plus personne à temps plein. Mais des prestataires pour les travaux en vert ou encore tirer les bois. « J’aimerai trouver un salarié à qui transmettre mais qui ? »
La questionne se pose malheureusement pas qu’à lui.

A côté de la cuverie, la partie stockage et habillage est des plus fonctionnelle

Progression sous verre

Coté élevage, le vinificateur est basique : « On a aucun fût, je suis un des rares du coin. J’ai essayé mais je ne suis pas amateur du chêne« . Après des années de progression, le domaine a stabilisé sa production autour de 45 000 bouteilles par an. Une moitié part aux USA via le groupe de commercialisation « Signatures & Domaines » auquel il adhère. Belgique, Suisse et Mexique boivent ses Pouilly. En France, il est présent sur quelques salons particuliers dont le Marché aux Vins de Fleurie.

Sa femme ne travaille pas avec lui comme c’est souvent le cas en Mâconnais. Cette architecte installée à son compte à co-dessiné la Cité des vins de Mâcon avec Antoine Reccio. Leur fille unique, Anaïs, est quant à elle designer dans l’alimentaire de luxe. Sans successeur, il pense prendre sa retraite dans cinq ans. A moins que quelqu’un ne vienne frapper à sa fenêtre…

Reportage & photographies,
Guillaume Baroin

La gamme des 2023 du domaine et le chèvres du Mâconnais font la paire

 Mâcon-Chaintré « Le château de Chaîntré »

Vinifié et élevée à 100% en cuve inox, voilà un flacon sur le fruit avec une puissance mesurée de fruits blancs : pomme/poire. Une fraîcheur tonique venue de vignes des années 1980. 12€

Mâcon-Fuissé « La Grande Bruyère »

Son jus blanc dévoile un fruité énergique. L’attaque est ferme et déploie une richesse d’abricot qui tire la langue. A boire sur des sushis. 12€

Sint Véran « La Grande Vigne »

Produit sur la commune de Chânes, il se parfume fleurs blanches mais sa matière est stricte sur le côté végétal. Un peu d’élevage l’aurait enrobé. 14€

Pouilly-Fuissé « Les Robées »
Coup de Coup de Coeur

C’est un premier cru qui pourrait s’appeler « Chevrières » mais qui assume son nom comme celui de son acte de naissance. Un climat argilo-calcaire plein sud. Un parfum de pralin pour une bouche voluptueuse à la finale précise et salivante. A acheter d’urgence. 18,50€

Saint Amour « Clos du Chapitre » 

Vendange entière et grille inox durant 8 à 9 jours donnent ce gamay plus proche du noyau que de la chair. Il est nerveux tout en restant digeste. 17€

Le concours local de Saint Vincent 2025 à consacré son Pouilly-Fuissé comme le meilleur de Chaîntré

Pouilly-Vinzelles

Un jus or pur au nez fermée. Sa matière est serré en boule dans une saveur sèche. Encore austère, il sera meilleur carafé. 16€

Pouilly-Fuissé 1er Cru « Chevrières »

Une vigne des années 60 plantée par son grand-père. Un or liquide et sensible aux senteurs affolantes  de fleurs de printemps : coucou et primevère en tête. Une amure de bouche noble relance sa matière avec du volume tout en reste digeste. 26€

Saint Amour « Clos du Chapitre »

Derrière sa robe tendre son volume floral est comme un bouquet de roses fanées. Sa matière charme les papilles en l’enveloppant de tanins fins. Parfait aujourd’hui. 17€

Pouilly-Fuissé « Clos Noly » 2021
Coup de Coup de Coeur

Une pureté de robe aussi incroyable que son intensité de lys blanc et de gardénia. Sa saveur pénètre avec une intensité comme si votre langue captait le pollen au coeur de la fleur. 19€

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Les vins ont été dégusté au domaine le 3 février 2025. Tarifs TTC départ caveau. Dégustation même le week-end mais uniquement sur rendez-vous.


443 Chemin des Grandes Vernes 
71570 Chaintré
Port. (+33) 06 11 05 21 74
fabrice@vinslarochette.com

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